Résumé

Alphonse Le Flaguais Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)

Sous le ciel poétique a grondé la tempête : De Ronsard la chute s'apprête, C'est Malherbe lui seul qui le renversera.
Dans son moule divin il enfante, ô merveille !
Cette langue des Dieux que parlera Corneille Et que Racine chantera.
Imitateurs, troupeau servile, Ne vantez pas celui que vanta Despréaux ; Prodigues d'un encens stérile, De l'art vous êtes les fléaux.
Malherbe fut un chef au pas libre, aux mains fortes ; De Gaza saisissant les portes, Il étendit ses droits sur toutes les hauteurs. Vous prétendez aussi couronner et proscrire
Source : Gallica

Alphonse Le Flaguais Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)

Globes majestueux, fleurs des célestes plaines, Astres rois des zônes lointaines, De plus vives splendeurs illuminez l'azur !
Chantez, chantez vous-même, et que le chœur commence; N'êtes-vous pas aussi, dans le concert immense, Une harmonie au rhythme pur !
Ce sont deux fils de la Neustrie, D'une sainte auréole aujourd'hui couronnés, - Qui reçoivent dans leur patrie La palme des prédestinés.
Tous deux ont accompli leur mission divine ; Ils n'ont pas semé la ruine, Ils n'ont pas fait couler les larmes et le sang.
Source : Gallica

Alphonse Le Flaguais Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)

A Malherbe, à Laplace , et fêter ce grand jour ; Car l'admiration protège !
L'enthousiasme est un amour !
Un prodige a rendu ces images vivantes : Tout ce peuple aux vagues mouvantes A de Pygmalion l'amour et le désir.
Il est artiste aussi : son âme transportée A compris que la gloire est une Galatée Que la mort ne peut plus saisir !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature