Alphonse Le Flaguais, Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)
“ Sous le ciel poétique a grondé la tempête : De Ronsard la chute s'apprête, C'est Malherbe lui seul qui le renversera. Dans son moule divin il enfante, ô merveille ! Cette langue des Dieux que parlera Corneille Et que Racine chantera. Imitateurs, troupeau servile, Ne vantez pas celui que vanta Despréaux ; Prodigues d'un encens stérile, De l'art vous êtes les fléaux. Malherbe fut un chef au pas libre, aux mains fortes ; De Gaza saisissant les portes, Il étendit ses droits sur toutes les hauteurs. Vous prétendez aussi couronner et proscrire ”
