Émile Coquatrix

Résumé

Émile Coquatrix Marengo : au profit des pauvres (1875)

La fête se prépare, elle aura bien tôt lieu, Prends donc vite ta lyre et songe à Boieldieu !
LE POÈTE.
Laissons, Muse, laissons la lyre à la jeunesse, Elle a le feu sacré, du rêve elle a l'ivresse Et peut, bien mieux que moi, pour aider son essor, A la strophe de l'ode attacher l'aile d'or.
J'aime, c'est vrai, Rouen avec idolâtrie.
Parlons donc, si tu veux, de ma ville chérie, Mais sans enfler la voix et d'un ton familier Comme on cause, entre amis, le soir, à son foyer.
Rouen depuis Rollon jusqu'au jour où nous sommes Parmi tous ses enfants compte assez de grands hommes.
Source : Gallica

Émile Coquatrix Marengo : au profit des pauvres (1875)

Pour que la France ait droit, fière malgré son deuil, De prononcer son nom avec un juste orgueil, Dieu qui, dans sa bonté, nous accorda Corneille, N'accorde pas deux fois une faveur pareille !
Nous sommes en juin, Muse, et touchons aujourd'hui Au grand anniversaire. Oh ! gloire, gloire à lui !
Et de ses vers relus que la sublime flamme Nous rehausse l'esprit et nous relève l'âme !
Source : Gallica

Émile Coquatrix Marengo : au profit des pauvres (1875)

L'Europe aura besoin, j'en ai la foi profonde, Que ton soleil encor se lève sur le monde.
LA MUSE.
La France, en ses mauvais comme en ses meilleurs jours, Est toujours une mère ; aime-la donc toujours !
Je ne te blâme pas de cet amour fidèle,
Elle a souffert assez pour qu'on ait souci d'elle, Mais tu peux, sans manquer à ton culte, à ta foi, Obéir au désir qui m'amène vers toi.
Source : Gallica

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