Émile Coquatrix

Résumé

Émile Coquatrix L'épitre à Montauron (1869)

L'ÉPITRE A MONTAURON.
1.
J'ai tort, si vous voulez, je l'avoue à ma honte, Mais je sens en mon cœur quelque chose qui monte Lorsque je vois encor d'un style fanfaron Critiquer aujourd'hui l'Épitre à Montauron, Et que j'entends siffler au creux de mon oreille Un trait perdu qui frappe ou veut frapper Corneille.
Mieux peut-être vaudrait n'en prendre aucun souci; Lorsqu'il s'agit d'un nom semblable à celui-ci, Tant pis pour qui s'amuse à fouiller dans l'histoire Un vieux mensonge afin d'éclabousser la gloire.
II.
Le cuivre a de tout temps été jaloux de l'or.
Source : Gallica

Émile Coquatrix L'épitre à Montauron (1869)

Corneille par lui-même est bien assez robuste Pour écraser l'Envie autour de son grand buste, Et si j'ose parler, c'est, qu'on le sache bien, Plutôt pour notre honneur à nous que pour le sien.
Il est bon, au surplus, chez nous, quoiqu'il advienne, Qu'il existe toujours quelqu'un qui se souvienne, Tenace à ne vouloir laisser sur son tombeau Planer qu'un souvenir, — le souvenir du beau.
Source : Gallica

Émile Coquatrix L'épitre à Montauron (1869)

Il voulait à la France, en prix de ses efforts, Donner l'ordre au dedans et la gloire au dehors.
Ce fut pendant son règne une rude campagne.
Abaisser à la fois et l'Autriche et l'Espagne, Et forcer ces Barons, ces fiers Ducs d'autrefois, A parler de moins haut, à respecter les lois, Etait-ce, selon vous, œuvre commune et lâche?
Source : Gallica

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