Résumé

Louis-Émile Bougaud Discours prononcé par M. l'abbé Bougaud… (1876)

Voyez aussi cette bataille de Gravelotte, vraie bataillede géants, où nous aurions été vainqueurs si l'énergie de l'âme pouvait triompher de la brutalité du nombre. Quels coups ! quel élan dans l'attaque ! que de vigueur dans la résistance ! quelles pertes infligées à l'ennemi ! Vieux soldats de nos anciennes guerres, gentilshommes de Rocroy, grenadiers d'Austerlitz, vous dûtes tressaillir dans votre tombe, et vous dire avec orgueil que vous n'étiez pas mort tout entiers !
Voulez-vous, Messieurs, contempler, sous une autre forme, l'honneur français ?
Source : Gallica

Louis-Émile Bougaud Discours prononcé par M. l'abbé Bougaud… (1876)

Et comme si un rayon de vieil honneur français devait illuminer les derniers champs de bataille et prouver l'unité et la beauté de l'âme de la patrie à toutes les époques, voilà que se déploie à Patay l'étendard du Sacré-Coeur. O champs de Patay et de Loigny, oublierezvous jamais cette autre charge, incomparable aussi, qui a jeté sur la fin de la guerre un éclat de si pure gloire. Vainement la mort frappe à coups redoublés. Rien ne peut coucher par terre l'étendard sacré.
Source : Gallica

Louis-Émile Bougaud Discours prononcé par M. l'abbé Bougaud… (1876)

A LA BÉNÉDICTION DE LA CHAPELLE FUNÉRAIRE DESTINÉE A CONSERVER LES RESTES DES SOLDATS MORTS A LADON
34 novembre 1870.
Messieurs,
Un grand roi de France, vaincu et fait prisonnier sur un champ de bataille, écrasé par cette puissante Maison d'Autriche qui enserrait alors la France dans un cercle de fer, chaque jour plus étroit, dont une des pointes douloureuses était Besançon, écrivait au soir de sa défaite, cette parole superbe : Tout est perdu, fors l'honneur!
Comme s'il eut dit : Courage et patience ! Rien n'est perdu, puisque l'honneur ne l'est pas !
Source : Gallica

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