André Lemoyne,
Le vengeur : strophes nationales
(1848)
“ De ses flots, l'Océan doit leur faire une tombe, Et chacun d'eux, à l'heure où le VENGEUR succombe Avec sa liberté. dans les flots descendra. Et, réchauffant leurs seins, l'Esprit de la patrie Des marins mutilés réveilla l'énergie ; Et sur un mât brisé s'éleva leur drapeau ; Et comme des géants, groupés sur des ruines, Ils sentirent encor, sur leurs mâles poitrines, Flotter les plis sacrés de son dernier lambeau. ”
