Résumé

A. Wetterlé Revue des Deux Mondes

L’Alsace et la Lorraine, rançon de la France vaincue, sont le gage de la victoire française. Hier, elles souffraient en silence pour la patrie « momentanément absente de leurs foyers. » Aujourd’hui, elles fêtent avec un enthousiasme délirant la patrie retrouvée. Leur exil fut long et douloureux ; mais l’ivresse du retour n’en est que plus joyeuse. Ah ! cette étreinte du gai revoir comme elle est douce après l’interminable séparation !
Et voyez comme l’attachement à la France était profond chez les anciens annexés. En ces jours de bonheur, aucune note discordante ne se fait entendre.
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A. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Plus la guerre se prolongeait, plus sa réalisation devenait impossible. N’était-il pas évident que l’Allemagne ne consentait à nous faire cadeau de la neutralisation, que parce qu’elle ne pouvait plus nous garder ? »
C’est ainsi que la dernière tentative du germanisme oppresseur échoue comme les autres. Les Alsaciens-Lorrains ont gardé le souvenir cuisant des quarante-sept années de tortures qu’un vainqueur sans générosité leur avait infligées. Si aujourd’hui ils crient à pleine poitrine : « Vive la France ! »
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A. Wetterlé Revue des Deux Mondes

Depuis que les pratiques de guerre des Allemands sont connues, on comprendra mieux comment en temps de paix ils n’arrivaient à provoquer que la haine et le mépris. Imbus de préjugés de race monstrueux, persuadés de leur incomparable supériorité intellectuelle et morale, accoutumés par ailleurs à se soumettre sans réflexion aux ordres de leurs chefs, persuadés que, grâce à leur discipline et à leur talent d’organisation, ils avaient la mission de régénérer le monde, ces insupportables pédants, doublés d’adorateurs de la force brutale, ne pouvaient que remplacer la persuasion par la contrainte.
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