Bataille de Rocroy

Définition et enjeux

Portrait de Henri d'Orléans Aumale Henri d'Orléans Aumale,  La journée de Rocroy (19 mai 1643… (1890)

“ Chacun garde le silence; personne, Gassion luimême, n'ose conseiller la bataille. Le prince reprend la parole. Il démontre que l'opération restreinte ferait courir à l'armée tous les risques de la défaite sans aucune chance de victoire, et que tenter le secours, sans être résolu à livrer bataille, ne mènerait qu'à un désastre. Il faut aller chercher l'ennemi sous la muraille pour lui faire lâcher prise. Au reste, il ne s'agit pas de sauver Rocroy, mais de sauver l'État de France et la couronne du jeune Roi. ”
Source : Gallica

Achille Didier,  Principes de rhétorique et de littérature… (1863)

“ L'orateur n'a plus qu'à intéresser et à toucher par le récit de la vérité, avec plus de passion que l'historien, moins d'imagination que le poëte. Tel est le récit de la bataille de Rocroy, où l'exactitude de l'historien s'allie admirablement à la conviction de l'orateur et à l'enthousiasme du poète, sans les fantaisies du dernier. ”
Source : Gallica

Paul Laurencin,  Crâneries françaises : récits militaires (1893)

“ Sur le champ de bataille de Rocroy, Condé embrassa M. de Gassion, qui avait enfoncé l'aile gauche de l'armée espagnole, en lui disant : « C'est à vous que je dois la victoire. » Ce brave officier, qui avait appris la guerre à l'école de Gustave-Adolphe et guerroyait depuis 1631, fut nommé maréchal de France après Rocroy.
- C'était un esprit décidé pour qui le mot impossible ne semblait pas français. -
Richelieu, quand on lui opposait les difficultés d'une entreprise, avait coutume de répondre : « Bah ! elles seront levées par Gassion. »
”
Source : Gallica

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