Paul Laurencin, Crâneries françaises : récits militaires (1893)
“ Un autre prêtre, l'évêque de Soissons, Gui Châtel, se montra vaillant et crâne, lui aussi ; voyant que l'armée est environnée, accablée par des masses d'ennemis, il ne veut pas être prisonnier et songe à vendre chèrement sa vie. Il oublie son caractère sacré pour ne se souvenir qu'il est né en France et, l'épée à la main, il se jette au plus épais de la cavalerie ennemie, il frappe, frappe encore, frappe toujours, enfonce tout ce qui s'oppose à sa marche et, devenu la terreur de ses adversaires, ne tombe qu'accablé des traits dont ils le couvrent à distance n'osant plus l'approcher. ”
