Paul Laurencin

Élements biographiques

Paul Laurencin,  Crâneries françaises : récits militaires (1893)

“ Un autre prêtre, l'évêque de Soissons, Gui Châtel, se montra vaillant et crâne, lui aussi ; voyant que l'armée est environnée, accablée par des masses d'ennemis, il ne veut pas être prisonnier et songe à vendre chèrement sa vie. Il oublie son caractère sacré pour ne se souvenir qu'il est né en France et, l'épée à la main, il se jette au plus épais de la cavalerie ennemie, il frappe, frappe encore, frappe toujours, enfonce tout ce qui s'oppose à sa marche et, devenu la terreur de ses adversaires, ne tombe qu'accablé des traits dont ils le couvrent à distance n'osant plus l'approcher. ”
Source : Gallica

Paul Laurencin,  Le télégraphe terrestre, sous-marin… (1877)

“ Lorsque les extrémités du fin fil sont amenées à une certaine distance l'une de l'autre, une étincelle longue, sinueuse, brillante, bleuâtre, éclate avec un crépitement qui rappelle celui de la foudre; elle peut fondre les métaux, percer des lames de verre, et si elle éclate dans un milieu vide d'air, elle s'épanouit en belles effluves diversement colorées, suivant la nature du fluide qui remplissait le récipient au moment où l'on opérait le vide. ”
Source : Gallica

Paul Laurencin,  Crâneries françaises : récits militaires (1893)

“ La 2e compagnie du 2e régiment d'infanterie de ligne, chargée de la garde du drapeau, est assaillie par un gros d'ennemis qui se dissimulait dans les massifs de mûriers. Une mêlée furieuse s'engage autour du drapeau, car si nos Français sont braves, les Autrichiens sont eux aussi de vaillants soldats; presque tous les officiers sont tués ou blessés, le péril grandit, mais avec le péril grandit aussi le dévouement des défenseurs nombreux qui répondent aux appels des clairons et font à l'emblème de la patrie un rempart de leurs corps. ”
Source : Gallica

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