Résumé

John Money Souvenirs de la campagne de 1792 (1849)

Extrait d'une lettre du général Dumouriez : « Je puis vous annoncer la nouvelle que le roi de Prusse est furieux de la sotte entreprise dans laquelle il s'est laissé entraîner, qu'il a donné au duc de Provence des signes certains de son mécontentement, et qu'il le traite actuellement comme un vilain homme et un poltron. Entre les Prussiens, les Hessois, les Autrichiens et les émigrés, tout marche à contre-sens ; faites savoir cela à vos troupes, ce sera plus efficace que d'écraser tous nos ennemis d'un seul coup. »
Source : Gallica

John Money Souvenirs de la campagne de 1792 (1849)

Je reçus ces nouvelles d'un aide-de-camp du général Dumouriez; le général Stengel était alors à l'aile droite du général en chef, non loin de Vienne-leChâteau, commandant les troupes qui formaient l'avant-garde de son armée. Il nuisit beaucoup à l'ennemi en ce point, en lui enlevant une grande quantité de bagages et de prisonniers; c'est lui qui enleva plusieurs émigrés qui s'en allèrent porter leurs têtes sur les échafauds de Châlons et de Paris. Nous ne regardions les conférences entre le général Mansteim et le général Dumouriez que comme une ruse de guerre.
Source : Gallica

John Money Souvenirs de la campagne de 1792 (1849)

Je vis que l'ennemi avait fait de forts retranchements contre l'armée de Kellermann, qui de son côté avait également fortifié son camp. On parlait beaucoup alors de la retraite de l'ennemi, mais comme il se retranchait aussi bien que les autres, cela ne ressemblait, pas aux dispositions d'un homme qui va battre en retraite. Comme je dînais chez le général Dillon, j'offris un pari de 100 louis que le duc de Brunswick n'abandonnerait pas la Champagne sans essayer une bataille.
Source : Gallica

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