Charles-François Dumouriez,
Mémoires du général Dumouriez
(1848)
“ Vive la liberté! vive notre père! On se passa de pain fort gaiement. Il avait dans son armée sept bataillons de ces fédérés qui avaient commis tant de crimes à Châlons ; ils étaient entrés dans le camp le même jour que Beurnonville. Ils avaient annoncé qu'ils ne souffriraient ni épaulettes, ni croix de Saint-Louis, ni habits brodés, et qu'ils mettraient les généraux à la raison. Il arriva à la tête de leur ligne avec tout son état-major et une escorte de cent hussards. Il les avait fait camper séparément, avec quelques escadrons derrière eux, et l'artillerie en avant. ”
