André Dussauge

Résumé

André Dussauge Etudes sur la guerre de Sept Ans… (1914)

Parmi les hommes du XVIIIe siècle, on ne connaît bien que les personnages de la Cour et les philosophes ; eux seuls intéressent les contemporains, car ils sont tous les jours sur la scène alors que les vrais dirigeants se tiennent dans la coulisse. La Cour et la Ville absorbent l'attention de toute la France et lorsque l'on veut bien penser aux questions militaires, on évoque les deux figures d'un Soubise ou d'un Clermont. Celui-ci chevauche une écrevisse pour marcher au devant du prince Ferdinand, celui-là tâtonne dans la nuit à la recherche de son armée, la lanterne à la main.
Source : Gallica

André Dussauge Etudes sur la guerre de Sept Ans… (1914)

Hussards et volontaires se distinguent par leur entrain, leur audace et aussi par leur indiscipline. L'armée française est donc divisée en contingents rigides, mais lourds, et en contingents alertes, mais sans cohésion. Pour une opération de guerre quelconque, il faut rassembler les deux éléments et, bien des fois, elle échoue parce qu'on n'y peut consacrer la proportion voulue.
L'infanterie se contente de savoir marcher, tirer, tendre un camp et monter la garde ; la cavalerie n'est pas à même de remplir d'autres missions que de faire un fourrage et charger.
Source : Gallica

André Dussauge Etudes sur la guerre de Sept Ans… (1914)

Aujourd'hui les gens de guerre ne sont considérés ni à la cour ni à la ville ; il semble qu'on les voie plutôt comme des mercenaires à charge au royaume que comme un corps de citoyens toujours prêts à sacrifier ce qu'il y a de plus précieux pour le service de la patrie. Cela est au point que l'officier rougit de porter son uniforme...
Source : Gallica

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