Bernis

Définition et enjeux

Charles Aubertin,  L'esprit public au XVIIIe siècle…

“ Nous l’avons déjà dit, et cette correspondance entière en fournit la preuve : il y avait dans Bernis, sous les dehors du courtisan, un fonds de sagesse et de probité, mais il lui manquait les vertus et les talens de la vie publique. La grandeur fait défaut à son caractère. On a pu juger, par nos citations, du style de ses lettres ; ce langage facile et prolixe porte la marque d’un esprit assez peu élevé et sans énergie. Bernis n’a d’imagination que dans la plainte, toutes ses vivacités lui viennent d’un seul sentiment, la peur. ”
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade,  Le Mondain dans la politique et dans l’Église au XVIIIe siècle - Le cardinal de Bernis

“ Ils ont le mérite d’être écrits avec une aisance de bon goût, de dégager des fictions le caractère et la carrière de Bernis, de préciser la mesure dans laquelle il a pris part à une des plus grandes affaires du siècle, de rectifier les faux jugemens. Ils se complètent par les lettres intimes que Bernis écrivait dans les momens les plus critiques, dans le feu de l’action, au roi, à Mme de Pompadour, au duc de Choiseul, et qui sont complétées elles-mêmes par sa correspondance avec Pâris-Duverney, avec Voltaire. ”
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Charles Aubertin,  L'esprit public au XVIIIe siècle…

“ Bernis n’est point un politique de la vieille école, sourd aux clameurs du peuple, insensible à sa misère : il a vécu avec des philosophes et respiré l’air du siècle ; ministre d’un roi absolu, il aime la popularité et se pique de libéralisme. Quel supplice de se voir exécré comme un partisan de la guerre à outrance, lui si pacifique ! Les esprits sont montés à ce point qu’il craint d’être attaqué dans les rues de Paris avec Mme de Pompadour. ”
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