Marcel Reymond

Le Bernin (1911)

Résumé

Marcel Reymond,  Le Bernin (1911)

“ Il se souvient qu'il est sculpteur, il reprend l'outil qui a sculpté la Proserpine et la Daphné; mais quel changement! C'est tout un horizon nouveau qu'il ouvre à la sculpture, un art si vivant qu'il semble faire oublier tout ce qui l'a précédé. Cette œuvre inaugure l'âge moderne et fait de Bernin le maître qui, de tous les anciens, sera le plus consulté. Il ne s'attarde plus à l'étude des antiques, il oublie la multitude de statues, Dianes, Vénus, Amazones, faites dans ce monde grec où les femmes, robustes et guerrières, s'exercent, comme les hommes, à lutter et à lancer le javelot. ”
Source : Gallica

Marcel Reymond,  Le Bernin (1911)

“ A San Lorenzo in Lucina est la riche chapelle Fonseca : la voûte est décorée de roses et de caissons; partout, au milieu de fruits, de fleurs et de festons, dansent des Amours ailés. Sur l'autel un tableau ovale est soutenu par des anges, comme dans les chapelles de Sienne et de Castel Gandolfo; sur les côtés, quatre niches enferment des bustes dont l'un, celui de Gabriel Fonseca, médecin d'Innocent X, beaucoup plus remarquable que les autres, est de la main du Bernin. C'est une œuvre superbe de vie et de passion. ”
Source : Gallica

Marcel Reymond,  Le Bernin (1911)

“ C'est une œuvre que l'on croirait vraiment faite par un des maîtres de la peinture, où la figure du Bernin s'impose à nous et gagne toutes nos sympathies par la finesse des traits, par l'expression des yeux, de ces beaux yeux d'artiste, où la contemplation de la vie, où la recherche de la beauté, où les difficultés de l'art mettent toujours un grand sérieux, une vive flamme, et en même temps la mélancolie d'un idéal irréalisé. ”
Source : Gallica

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