Baccio Bandinelli

Définition et enjeux

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor Les dieux et les demi-dieux de la peinture (1864)

Le jour où les Médicis rentraient à Florence, au milieu du tumulte et de l'émeute, l'envieux, un homme qui n'était pas sans mérite pourtant, mais qui ne voulait et ne savait pas admirer, qui, ne pouvant pas être au premier rang, ne se résignait pas à marcher au second, l'envieux Baccio Bandinelli, un lâche indigne de son propre talent, se glissait furtivement jusqu'au palais de la Seigneurie, rampait sans bruit dans l'ombre jusqu'au dessin sublime, et, d'un couteau impie, larron sacrilége de la gloire d'autrui, hachait en morceaux l'admiration de ses contemporains.
Source : Gallica

Benvenuto Cellini Vie de Benvenuto Cellini écrite par lui-même… (1922)

« Monseigneur, Votre Excellence illustrissime doit savoir que Baccio Bandinelli n'est qu'un composé de mal, et qu'il a toujours été ainsi.
Il en résulte que toute chose qu'il regarde, fût-elle superlativement parfaite, se transforme aussitôt en ce qu'il y a de pis, devant ses yeux mal faits. Moi, au contraire, qui ne suis porté
qu'au bien, je vois plus sainement la vérité. Il en résulte que ce que j'ai dit de cette magnifique statue à Votre Excellence illustrissime est absolument la pure vérité, et que les allégations du Bandinelli ne sont que l'expression du mal dont il est pétri. »
Source : Gallica

Jules Dumesnil Histoire des plus célèbres amateurs italiens et de leurs relations avec les artistes (1853)

Telle fut Baccio Bandinelli, cet envieux émule du Buonarotti dans l'art delà statuaire, et qui, s'il n'avait pas son génie, avait été comme lui doté par la nature d'un caractère indomptable.
A toutes les demandes que l'Arétin lui avait adressées pour obtenir quelque œuvre de son crayon ou de son ciseau, le Bandinelli avait constamment
« ascoltarle, a notarié, a cercarle, a contemplarle, e a incliinarle If con il medeslmo studio che ne'tempi di altri si vedra fare negti « esempi di quegli che meglio di me sopranno lasciarne me« moria. »
Source : Gallica

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