Résumé

Giorgio Vasari Vies des peintres, sculpteurs et architectes

Pourquoi la religion chrétienne n’eût-elle pas tiré un tribut pareil des vestiges de l’art grec et de l’art romain, aussi bien à Venise, à Naples, à Milan, à Rome, que dans la seule Florence ? L’art antique couvrait l’Italie entière de ses débris. L’Italie entière commerçait avec la Grèce du Bas-Empire et s’ouvrait aux Grecs voyageurs. Beaucoup de ces villes purent donc avoir leur Cimabue ou leur Giotto, à la consécration duquel il n’a manqué peut-être qu’un historien aussi accrédité et en aussi bonne position que le Vasari.
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Giorgio Vasari Vies des peintres, sculpteurs et architectes

Cette prodigieuse variété d’ouvrages en ronde-bosse, en demi-relief, en bas-relief et en très-bas-relief, fut extrêmement utile à l’art. Dans les beaux temps de l’antiquité grecque et romaine, il fallut tous les efforts de maints vaillants hommes pour porter la sculpture à cette perfection que Donato seul, plus que tout autre artiste moderne, a fait revivre de nos jours par la multitude de ses productions. Il trouva les moyens de vaincre les difficultés de l’art, et il posséda au plus haut degré le dessin, l’invention, le goût, et, en un mot, tout ce qui caractérise un génie divin.
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Giorgio Vasari Vies des peintres, sculpteurs et architectes

Le jeune Niccola l’admira comme tout le monde ; mais seul, ou le premier, il pensa à le reproduire, à l’égaler. Il laissa donc là, lui aussi, les patrons de ses maîtres : il étudia l’antique. De là, révolution dans l’art de Florence, révolution dans l’art de Pise : révolutions parallèles, mais profondément distinctes ; l’une commençant par un peintre, l’autre par un sculpteur ; l’une procédant de la nature, et l’autre de l’antique. À talent égal, l’embarras où se trouva Cimabue dut être plus grand.
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