Résumé

A. Duchesne Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

Croire l'Archilecture des Hellènes supérieure à celle de nos aïeux, c'est ne rien comprendre au mouvement de l'esprit humain et à l'histoire des formes qu'il invente. Déclarer le système grec un type merveilleux, unique et invariable, qui a épuisé toutes les ressources du génie et atteint les dernières limites du beau, c'est ne pas même comprendre l'essence de l'Architecture.
Les différentes civilisations, comme les différentes époques, sont plus ou moins propices à certains arts. Les unes favorisent l'Architecture; d'autres la poésie; d'autres encore la statuaire, la peinture, la musique.
Source : Gallica

A. Duchesne Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

La barbarie envahissait à la fois le public et les artistes. Le dogme chrétien achevait l'œuvre de destruction : il inspirait du mépris pour les dieux que figurait la Peinture et pour les images elles-mêmes; la beauté qu'elles devaient au génie, était regardée comme un piège du démon, qui voulait séduire l'esprit par le moyen des yeux.
Toute doctrine nouvelle est iconoclaste : les symboles de la foi précédente l'irritent et la scandalisent. Aussi, dès que la loi évangélique eut sur le trône un serviteur zélé,
elle fit une guerre implacable aux monuments, aux simulacres du paganisme.
Source : Gallica

A. Duchesne Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

Quiconque attribue aux Grecs le système fictif des proportions, les calomnie et les outrage en supposant qu'ils n'ont jamais compris l'architecture; elle est, avec la musique, le plus libre de tous les arts. Le poëte, le sculpteur, le peintre, ont la nature pour modèle et pour gouvernante ; il faut qu'ils en étudient les lois et les objets : ceuxci leur imposent une exacte imitation des choses, celles-là des rapports qui les unissent. Le statuaire doit apprendre l'anatomie, observer les attitudes, les mouvements, la tournure, les caractères distinctifs des sexes, des âges, des nations.
Source : Gallica

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