François Bournand,
Histoire des beaux-arts et des arts appliqués à l'industrie
(1891)
“ On a dit, avec raison, que la sculpture antique représentait le silence de l'âme ; il n'en est pas de même de la sculpture moderne si expressive. Voyez une statue antique : tout est fort beau, mais froid comme le marbre lui-même, nulle expression dans la physionomie. Regardez, au contraire, une statue de Michel-Ange : avec une réelle beauté de la forme, quelle expression, quelle majesté ne trouve-t-on pas par exemple dans son Moïse ! Dans le portrait de la Joconde de Léonard de Vinci, n'y a-t-il pas mille pensées dans le sourire de cette jeune femme ? ”
