Résumé

René Ménard Les curiosités artistiques de Paris… (1878)

Un cercle d'or ceint ses larges tempes, pleines de pensées; son corps, modelé par robustes méplats, n'a rien des misères de la caducité; il est antique et non vieux; l'âge n'a pas de prise sur lui, et sa chair s'est durcie pour l'élernité dans le marbre éthéré de l'apothéose. D'un ciel d'azur que découpe le fronton du temple et que dorent comme des rayons de gloire quelques zones de lumière orangée, descend dans le nuage d'une draperie rose une belle vierge tenant la palme et la couronne.
Source : Gallica

René Ménard Les curiosités artistiques de Paris… (1878)

A travers les arcades on aperçoit une grande étendue de pays, une rivière traversée par un pont, une ville avec ses tours et ses églises, un jardin où se promènent des paons et d'autres oiseaux, des roses, des glaïeuls, des fleurs diverses, puis des petits personnages, et au fond des montagnes qui terminent l'horizon. Le prodigieux ni de toutes les parties n'est pas moins surprenant que l'étonnante conservation de cette superbe peinture, qui est peinte depuis quatre cents ans et a gardé plus de fraîcheur que bien des tableaux qui n'ont pas plus de vingt ans de date.
Source : Gallica

René Ménard Les curiosités artistiques de Paris… (1878)

Comme paysagiste, Diaz est un peintre de premier ordre, et nul ne sait mieux que lui, faire tamiser la lumière à travers les feuilles, faire luire le soleil sur le tronc nacré des vieux hêtres, accrocher sur les roches les mousses brillantes et les lichens gris. Ses intérieurs de forets montrent toutes les ressources que sait déployer sa palette opulente, lorsqu'à travers les épaisses profondeurs des bois, il fait tomber un rayon de lumière qui vient caresser le feuillage, se jouer dans les branches, courir sur les broussailles et se résumer sur le terrain dont il irrise la surface.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature