Résumé

Roger Peyre Histoire générale des beaux-arts (1894)

Nul n'a dégagé comme lui la poésie des éléments simples de la nature. On oublie le talent et la science d'un pinceau passant « avec une flexibilité étonnante », comme l'a dit M. Havard, de l'exécution la plus fine, la plus délicate, la plus lisse, à la facture la plus libre, la plus large qu'on puisse employer; on oublie l'artiste pour ne voir que l'homme. Il a fait entrer dans ses paysages toute la tristesse de son âme ; et certains de ses tableaux, par une harmonie des choses plus facile à constater qu'à comprendre, font naître une impression analogue à celle de la Sixtine.
Source : Gallica

Roger Peyre Histoire générale des beaux-arts (1894)

A tout prendre, les hautes classes, pour lesquelles le peintre, le sculpteur et l'architecte travaillent, le pays tout entier partage leurs sentiments. Comme elles il est religieux et monarchique. Comme elles il aime la règle. Si la turbulente noblesse, toujours prête à se révolter ou à conspirer, même sous un Richelieu, n'est plus que l'entourage dévoué du monarque, attendant tout de sa faveur, le parlement lui-même, quoiqu'il ait conservé plus d'indépendance, aime aussi passionnément la hiérarchie et l'ordre.
Source : Gallica

Roger Peyre Histoire générale des beaux-arts (1894)

Ce qui caractérise surtout le génie de Rubens, c'est le mouvement, la force, le sentiment de la vie extérieure poussée jusqu'à l'exubérance, l'expression passionnée, plus énergique que profonde. La couleur est magnifique et éblouissante. Son dessin, qui se joue au milieu des plus grandes difficultés, reste toujours sûr, même dans les excès de sa verve; mais il faut reconnaître qu'il manque trop souvent de grandeur et de caractère. Dans plus d'une œuvre l'exécution est trop lâche.
Source : Gallica

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