Roger Peyre

Élements biographiques

Roger Peyre Napoléon Ier et son temps : histoire militaire… (1888)

Il a été le maître de la politique européenne. Il a tenu dans ses mains le sort des peuples : il en a mal usé. Il a incendié l'univers. Cette conflagration universelle de vingt-cinq ans, ces nombreuses coalitions qui l'ont entretenue, ce bouleversement, la dévastation de l'Europe, les flots de sang des peuples qui en ont été la suite, la dette effrayante de l'Angleterre qui a payé toutes ces choses, le système pestilentiel des emprunts sous lesquels les peuples demeurent courbés, le malaise universel d'aujourd'hui, tout cela est de sa façon.
Source : Gallica

Roger Peyre Histoire générale des beaux-arts (1894)

A tout prendre, les hautes classes, pour lesquelles le peintre, le sculpteur et l'architecte travaillent, le pays tout entier partage leurs sentiments. Comme elles il est religieux et monarchique. Comme elles il aime la règle. Si la turbulente noblesse, toujours prête à se révolter ou à conspirer, même sous un Richelieu, n'est plus que l'entourage dévoué du monarque, attendant tout de sa faveur, le parlement lui-même, quoiqu'il ait conservé plus d'indépendance, aime aussi passionnément la hiérarchie et l'ordre.
Source : Gallica

Roger Peyre Histoire générale des beaux-arts (1894)

Nul n'a dégagé comme lui la poésie des éléments simples de la nature. On oublie le talent et la science d'un pinceau passant « avec une flexibilité étonnante », comme l'a dit M. Havard, de l'exécution la plus fine, la plus délicate, la plus lisse, à la facture la plus libre, la plus large qu'on puisse employer; on oublie l'artiste pour ne voir que l'homme. Il a fait entrer dans ses paysages toute la tristesse de son âme ; et certains de ses tableaux, par une harmonie des choses plus facile à constater qu'à comprendre, font naître une impression analogue à celle de la Sixtine.
Source : Gallica

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