Résumé

A. Descubes L'art et les artistes : causeries familières du père Rustique (188?)

Une foule de petits losanges de verre gisaient dans la cour, le treillage de plomb était brisé en partie, et la force du choc avait disjoint ce qui n'était pas tout à fait rompu.
Le pauvre André, les larmes aux yeux, regardait son ouvrage avec désespoir ; sa mine était si confuse et si désolée que Paul, n'y tenant plus, vint brusquement à lui et l'embrassa en le serrant avec force.
—Allons, console-toi, mon petit André ; maintenant que le mal est fait, il n'y a plus de remède. Il faut demander pardon à notre cousin, et être moins imprudent à l'avenir.
—Paul a raison, fit Rustique.
Source : Gallica

A. Descubes L'art et les artistes : causeries familières du père Rustique (188?)

L'Opéra.
Le soir, les entants étaient émus déjà quand ils pénétrèrent dans la splendide salle du grand Opéra, décorée de dorures, de sculptures et de tableaux, remplie d'une foule polie et attentive.
Mais ils se sentirent remués jusqu'au fond de l'âme quand le rideau se leva et que la pièce eut commencé. Ah ! c'était bien autre chose que les duos de Clédesol et de Rustique. Cette musique grandiose, que jouaient
tant d'instruments si parfaits, que chantaient des voix si pures et si sonores, leur causait un ravissement inexprimable.
Source : Gallica

A. Descubes L'art et les artistes : causeries familières du père Rustique (188?)

Quand ils ont su faire à la fois des édifices solides et beaux, le métier de la construction est devenu réellement un art. On l'appelle architecture.
Alors, mon cousin, un art n'est pas la même chose qu'un métier?
— Non, mon ami. Le métier se borne à la fabrication des objets simplement utiles, tandis que l'art cherche à atteindre aussi la beauté, et l'esprit y a plus de part que la main. C'est pour cette raison qu'une
machine ne saurait jamais exécuter une oeuvre d'art, car, pour apprécier la beauté, il faut l'intelligence.
Source : Gallica

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