Élie Faure,
La roue
(1919)
“ De grands visages ingénus, avec leurs yeux immenses, des gestes purs comme l’esprit, un ordre divin et rythmé comme une musique lointaine venaient à lui du fond des temps. Son cœur déborda. Il versa des larmes. Le génie de Giotto faisait couler dans ses artères mêmes la tendresse de Saint François. Le monde entier, ses cieux, ses eaux, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres même, tout chantait, berçait un espoir, montait vers la paix et l’amour dans le balancement des palmes. ”
