Paul Milliet,
Une famile de républicains fouriéristes
“ Doit rayonner pour toi sur ce visage d'ange Qui pour les autres yeux n'exprime rien encor ! Et dans les sons confus de sa voix enfantine. Langage bégayé que toi seule devines. Quelle douce harmonie et quel céleste accord ! Dis-moi ce que tout bas son haleine murmure, Lorsque sur tes genoux tu berces son sommeil ; Sans doute, quand vers lui tu penches ta figure, Ton oreille recueille un son qui vient du ciel. Dis-moi ce que son œil, miroir de sa jeune àme, Reflète de divin, de pur et d'enivrant ; Dis-moi ce qu'en ton cœur et de mère et de femme Verse de volupté ce sourire d'enfant. ”

