Paul Milliet,
Une famile de républicains fouriéristes
“ POLYPHILE Je ne sais si le vieux Polyphile était encore jeune en 1830, toujours est-il que, poète romantique, il eut alors du vague à l’âme, et prit l’habitude de ne vivre que par l’imagination. Aujourd’hui son corps usé mérite assez bien le nom de « guenille ». Il porte lunettes, il a l’oreille dure et la mâchoire dégarnie. Il marche le dos voûté, et l’appui d’une canne est devenu nécessaire à ses pas chancelants. En vain il essaie de se redresser ; il ne fait plus illusion qu’à lui-même. ”
