Résumé

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  L’Arbre d’Éden

“ D’une complexité sans doute moins grandiose — Charlot a trente ans et Shakespeare s’éloigne, et puis Shakespeare est Shakespeare — il a ce même lyrisme éperdu, mais lucide. À l’état sans cesse naissant et jaillissant de son cœur, il a, comme lui, cette fantaisie sans limites qui unit dans le même geste, spontanément, l’enchantement ingénu que la vie soit si magnifique et la conscience souriante, c’est-à-dire héroïque, de son inutilité. S’il penche du côté du rire, comme Shakespeare du côté de l’enivrement lyrique, c’est, comme lui, pour s’évader de ses expériences fâcheuses. ”
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Portrait de Élie Faure Élie Faure,  L’Arbre d’Éden

“ Car sa misère — il est misérable, Charlot, bohème, errant, songe-creux, gobe-lune et si paresseux qu’il est forcé de déployer, pour vivre, un effort incessant d’imagination et d’ingéniosité, et si candide que, pour qu’il aperçoive un poing qui le menace, il faut qu’il le reçoive sur le nez, — sa misère est le canevas sur lequel il tisse en tous sens les fils d’or de sa prodigieuse et ondoyante fantaisie. ”
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Portrait de Élie Faure Élie Faure,  L’Arbre d’Éden

“ Un seul homme en sait jouer comme d’un clavier à plusieurs plans où tous les éléments sentimentaux et psychologiques qui déterminent l’attitude et la forme des êtres, concourent à confier à la seule expression cinégraphique le déroulement complexe de leur aventure intérieure. Il ne parle jamais. Il n’écrit jamais. Il n’explique jamais. Il n’a pas même besoin d’enfermer le geste éphémère dans le symbole stylisé de la mimique. Par lui, le drame humain possède un instrument expressif qu’on ne soupçonnait pas et qui sera, dans l’avenir, le plus puissant de tous. ”
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