“ Je me sens moins libre que quand je traînais la guenille dans les coins sombres. J’avais l’indépendance de celui qui, dans un cul de basse-fosse, peut creuser la pierre, et faire un trou par où il sautera sur la sentinelle pour l’égorger. ”
Guenille
Définition et enjeux
Citations sur “guenille”
“ En robe à traîne ou cotillon, À l’existence fais risette. Même guenille-guenillon, Elle est azur et vermillon Pour toi qu’aiment les neuf donzelles, Ô frère aîné du papillon, Poète ! N’as-tu pas des ailes ? ”
S. Dunaime, Treizième Anniversaire de la bataille de Sedan… (1884)
“ Aussi, quand il se déploie, on le contemple ; quand il s'ébranle, on s'ébranle avec lui ; quand il marche au combat, on le suit avec ardeur ; quand il s'engage dans la mêlée, « on l'entoure, on le défend au péril de sa vie : les balles, les sabres, les épées s'en disputent les lambeaux, ce n'est plus qu'une guenille, mais une guenille abreuvée de gloire ; » qu'on me l'apporte, je la presserai sur mon coeur, je la baiserai de mes lèvres émues, j'embrasserai en elle ma patrie, comme dans la croix j'embrasse et j'adore mon Sauveur Jésus-Christ. Mais qu'est-ce que le fond de l'âme de la France ? ”
Gustave Flaubert,
Par les champs et par les grèves
(1885)
“ Là, couché par terre à plat dos sur le sable, le chapeau sur les yeux, les bras étendus en croix, je suis resté une grande heure et demie à chauffer ma guenille au soleil et à faire le lézard. On se sent le corps inerte, engourdi, inanimé, inhérent presque à la terre sur laquelle il se vautre, tandis que l’âme, au contraire, partie bien loin, voltige dans les espaces comme une plume égarée. ”
Alexandre Delaine, Une carte de nouvel an : stances à mes contemporains… (1864)
“ Trop fragile ; pourtant si, par ordre du ciel, Cette coupe , qui verse et l'absinthe et le miel, Semble aux affligés même aussi douce qu'ambre ; Si notre corps , suivant un mot spirituel, Est à nos yeux au moins une guenille chère ”
Élie Reclus,
La Société nouvelle
“ On leur fait quitter la nudité, vêtement divin, pour qu’ils s’affublent d’une chemise en loques, guenille infecte, pour qu’ils se fourrent les pieds dans des bottes à travers lesquelles passent les orteils, pour qu’ils coiffent un mouchoir bariolé, ou mieux encore un cylindre défoncé ; un feutre mou est ambitionné comme ailleurs une couronne ”
Daniel de Proxy, Brest, son château, sa cité, son port… (1857)
“ Au milieu d'eux, se montrait un homme de grande taille, espèce de paysan en guenille qui, de ses mains teintes de sang, soutenait une longue perche à l'extrémité de laquelle se balançait une tête aplatie, pâle et défigurée. ”
Charles-Raoul de Montesson, Vocabulaire du Haut-Maine (Nouvelle édition augmentée… (1859)
“ Enfant. L'étymologie semble évidente, les enfants aimant assez à se guener. Queu guenas de fumelie. Guener, v. a. Friper, gâter un vêtement. On en a fait guenille. Rabelais appelait les gueux des guenaulx. (Gargantua, ch. xxxvii. Pantagruel, liv. Ier, ch. VII et XVI. ) Guener, v. a. Mouiller accidentellement. Guépin, eine, s. m. et f. Qui a l'esprit fin, des manières élégantes, ou se met avec recherche. ”
“ C’est comme un médecin qui vous refuse de la morphine, quand on souffre ! Il y en a, sous prétexte qu’on y prend goût !... Alors on pourrait plus même claquer en douce ?... De quel droit ces salauds voudraient-ils me condamner à la vie ? C’est ma guenille, c’est pas la leur... ”
Victor-Eugène Ardouin-Dumazet,
Voyage en France.... Série 15
(1893-1921)
“ Dans les poils, très longs, se mêlent ceux qui tombent au moment de la mue ; le tout, agglutiné par la sueur, forme un feutre dur, « véritable manteau formé de lanières et de loques, ressemblant à des guenilles qui pendent jusqu'à terre, d'où le nom de guenillou donné à l'animal dans cet état », a dit M. Robert, le professeur d'agriculture. Un bon guenillou, bien sale, bien hirsute, bien nauséabond comme celui que je vis près d'Échiré, est l'orgueil de son propriétaire. ”
Marc Elder, Le Peuple de la mer
“ Tonnerre a de la barbe dans le cou, dans les oreilles et jusqu’aux yeux, une barbe inculte et blanche d’où pointe un brûle-gueule, un nez cramoisi et deux prunelles aiguës qui font peur. À l’ordinaire couvert de guenilles, il revêt les jours fériés un maillot net sur lequel sont cousus tant de médailles qu’il en a jusqu’au ventre. ”
Victor Hugo,
Les Misérables
(1862)
“ Leurs accoutrements étaient hideusement disparates ; rien n’est plus funèbre que l’arlequin des guenilles. Feutres défoncés, casquettes goudronnées, d’affreux bonnets de laine, et, près du bourgeron, l’habit noir crevé aux coudes ”
E Lebrun, Les Prussiens en France pendant la campagne de 1870-71… (1872)
“ A la place des guenilles infectes qu'ils jetaient sur la place, ils prenaient les bas, les chemises, les mouchoirs, tout ce qu'ils trouvaient. Le reste s'engouffrait dans leurs poches et leurs sacs ; puis repus de ce que leur livraient les caves et les cuisines, ils dormaient comme ces animaux immondes que tout le monde connaît. ”
Charles Cros,
Théâtre de campagne. Sixième série…
(1880)
“ Ne les vois-tu pas, en guenilles, pâles de faim, errant par les rues, tendant la main, tandis que leur père, loin du foyer conjugal que tu inondes de tes larmes, rit et boit en compagnie de quelque lourde rivale. ”
Gabriel Bonvalot,
En Asie centrale
“ Des guenilles retenues par des cordes cachent mal les cuisses ; les jambes découvertes sont cagneuses et impriment au corps un balancement bestial ; un enfant d’une dizaine d’années est presque nu. Ces pauvres diables nous entourent suppliants, et les aumônes que nous distribuons les comblent d’aise. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ Tiens, voici mes gaillards ! Tu le vois, ils sont d’âge très-différent, différents de vêtements et d’armures : avec eux tes affaires n’iront pas mal. (Aux spectateurs.) Aujourd’hui chaque enfant aime le harnois et le collet de chevalier, et ces guenilles, pour être allégoriques, n’en plairont que mieux. ”
Charles Yriarte,
Une excursion en Bosnie et dans l’Herzégovine pendant l’insurrection
“ Des fantômes drapés de guenilles noires bordées d’une raie rouge ou verte, glissent le long des haies; ce sont les femmes mariées, austèrement couvertes de la tête aux pieds, sans forme et sans geste, comme un ballot vivant. ”
Art Roë,
Revue des Deux Mondes
“ Le peuple indifférent ramasse des chapeaux, des bottes, les guenilles de ces guenilles ; et c’est vrai, on les charge sur des voitures ; des soldats les prennent et les rangent dans des fourgons, comme un montreur de foire rangerait des poupées ; les chevaux, qui reculent dans les traits, renâclent à l’odeur des cadavres et s’indignent du spectacle que nous acceptons. ”
“ Des vieillards et des vieilles femmes, marchant appuyés sur des bâtons noueux, boitant, clochant, ricanaient avec des bruits de crécelle. Pieds nus et tête nue, des enfants couraient à travers le cortège et montraient sous leurs guenilles la peau rosée de leur jeune corps. ”
Ludovic Hébert Beauvoir, Voyage autour du monde : Australie (1873)
“ Noirs, il y arrive soudain et aperçoit un malheureux couvert de guenilles, une ombre d'être humain, faible à ne pouvoir se tenir debout, témoignant par des yeux étincelants une joie délirante, mais ne parvenant point à proférer un son ! ”
Henri de Régnier,
Croquis de Paris (1914-1915)
(1917)
“ L'homme aux guenilles est un gueux, un chemineau, effroi des campagnes. L'ennemi lui propose un million pour qu'il indique une route : « Je suis, répond le gueux, sans abri, sans famille (s) ; mais je n'mang' pas de ce pain-là. » Chapeau bas pour l'homme aux guenilles ! Soudain un couple fait irruption devant les drapeaux réunis des puissances alliées, le mari en culotte, la femme en jupe courte, tous deux en escrimeurs avec un petit cœur rouge à droite de leurs justaucorps matelassés. L'un porte un baudrier aux couleurs françaises, l'autre une écharpe aux couleurs d'Italie. ”
Hector France,
Les Mystères du monde, par Hector France…
(1897-1899)
“ C'est un chien. Il fait du bruit avec sa gueule, et sa queue est dressée. — Il y a une foule de petites demoiselles dans l'habitation; elles sont toutes en guenilles. Les avez-vous remarquées? — J'ai vu des négresses en tenue négligée, mais pas en guenilles. p — Hé ! Monsieur le Parisien! Elles vous crèvent les yeux. Voyez ces feuilles de bananiers ; elles sont toutes déchirées. — On fait tourner un petit sur le ventre de sa maman jusqu'à ce qu'elle vomisse; ce qu'elle vomit, nous le mangerons? ”
Georges Duval, Frédérick-Lemaître et son temps… (1876)
“ FREDERICK-LEMAITRE. 149 noir, la bure et le velours, le bonnet de laine et le chapeau à plumes, l'habit brodé du marquis et les lambeaux du mendiant. Ce qu'il a fait durant toute sa carrière, du haillon, est vraiment incroyable ; on peut dire, sans se tromper, qu'il en est l'inventeur, et que les guenilles dramatiques ne datent que de lui. Mais aussi, quelles suprêmes guenilles ! Et quel habit du maréchal de Richelieu, sur les épaules de Fleury ou de Molé, fut jamais aussi vrai que les guenilles du Joueur, sur le dos voûté de notre comédien ? ”
Gaspard de Cherville,
Le monde des champs...
(1898)
“ Ainsi affublés de guenilles, réalisant de point en point le type des masques piteux pour lesquels les Parisiens ont un sobriquet caractéristique, filles et garçons s'en vont par petits groupes, de trois ou quatre, se grossissant chemin faisant de tous les polissons en rupture d'école ; les uns et les autres gambadent, chantent, vocifèrent, — chez nous les plaisirs se mesurent d'après l'intensité du tapage ; — ils intriguent surtout leurs compatriotes mâles et femelles amassés devant leurs maisons ”
“ Ils sont déguenillés au delà de toute description ; pourtant leurs guenilles, empruntées aux costumes hongrois, valaque, allemand, trahissent un goût très-prononcé pour parure, chez les femmes, s’entend ; car de parure, voire de vêtement, les hommes ne s’en soucient guère. ”
Augustin Cabanès, Les Morts mystérieuses de l'histoire… (1910)
“ A connaître tous ces dessous de la royauté , on se sent malgré soi pris de pitié pour ces guenilles empourprées , que secoue , sans trêve et à toute génération , le bras impitoyable de la Némésis antique . ”
Achille-J. Dalsème, A travers le Palais, hommes et choses judiciaires… (1881)
“ Les femmes, surtout, protestent contre certaines assimilations choquantes. Une malheureuse en guenilles, de retourde l'instruction, trouve dans sa cellule une mendiante à cheveux gris qu'on y avait introduite en son absence, faute de place ailleurs. ”
Clair Tisseur,
Le littré de la Grand'Côte : à l'usage de ceux qui veulent parler et écrire correctement
(1903)
“ LA femme, à son mari Si te continues à m'enquiquiner comme ça, j'aurai tôt fait de rantasser mes quatre guenilles, et de m'en aller chez ma m'man GUENILLON. Une Marie Guenillon, Une femme sans ordre, qui va en guenilles. Voy. Graillon. GUENIVELER, v. n. Vaciller, bouger. Y a unponteauques'est lâché;ça fait gueniveler le méquier. De niveler, avec un préfixe péjoratif ga, qu'on retrouve dans le patois lyonnais. La forme primitive a dû être ganiveler = déniveler, avec légère déviation du sens. ”
J.-P.-R. Cuisin, Le paria travesti, ou La pagode faubourienne… (1822)
“ Devers la rue des Marionnettes, un gueux en guenilles, la tête couverte, pour chevelure, comme d'une longue filasse jaune, s'est approché près de rnoi : d'une prunelle agitée et branlante, il me demande si l'hymen de la belle Côte-de-Lard a lieu rue 226 LE PARIA. Copeau? je luis dis: c'est vrai, mon bonhomme; du moins on procède maintenant à ba boutique au déjeûner conjugal : à ces mots , son front se jaunit comme du formage de Hollande; il secoue ses guenilles, et je me vois couvert: d'un millier de puces.... ses genoux nus chancellent, et il tombe à quatre pattes dans la crotte.... . ”
Émile Zola,
L’Assommoir
(1877)
“ la grande Virginie !... Qu’est-ce qu’elle vient laver ici, celle-là, avec ses quatre guenilles dans un mouchoir ? ”
Émile Zola,
Germinal
(1885)
“ Les femmes avaient paru, près d’un millier de femmes, aux cheveux épars, dépeignés par la course, aux guenilles montrant la peau nue, des nudités de femelles lasses d’enfanter des meurt-de-faim. Quelques-unes tenaient leur petit entre les bras, le soulevaient, l’agitaient, ainsi qu’un drapeau de deuil et de vengeance. D’autres, plus jeunes, avec des gorges gonflées de guerrières, brandissaient des bâtons ; tandis que les vieilles, affreuses, hurlaient si fort, que les cordes de leurs cous décharnés semblaient se rompre. ”
“ Elle avait remarqué que les gens la regardaient déjà d’une façon peu encourageante à son premier passage, et il lui avait semblé que les chiens eux-mêmes montraient les dents à la déguenillée inquiétante qu’elle était ; ”
Paul-Napoléon Roinard,
Nos plaies : vers
(1886)
“ Gouffre sans fond où trébuche, bondit Et roule avec un long cri de détresse L'or roi, l'or dieu, l'or béni, l'or maudit, Tombeau-Guignol, Eglise-forteresse ! Guignol géant où la foule amoureuse De toute farce, écoute bruyamment Robert Macaire à la voix doucereuse, Qui fait toujours le même boniment; Guignol à trucs où tout appeau recèle Un hameçon au bout d'un fil, ficelle ; Guignol où l'on trame, machine, ourdit Sans trêve, où tout pantin, — autrement dit Homme de paille, — oscille avec adresse Sous quelque poing puissant qui le brandit ”
Laurent Mourguet,
Théatre lyonnais de Guignol
“ GUIGNOL, ALFRED.ALFRED. Viens, Guignol ; fuyons. J’ai trouvé une fenêtre ; nous n’avons que vingt pieds à sauter. GUIGNOL. Oui, oui, borgeois, sauvons-nous. J’ai vu votre fiancée, allez. ALFRED. Tu as vu son visage. GUIGNOL. Oui, c’est un monstre, un charbon de Rive-de-Gier. Elle a un museau noir comme la crémaillère & une trompe comme un éléphant. ALFRED. Je m’en doutais. Le comte, auquel j’ai parlé, ne me convient pas plus que sa fille ; il a un aspect d’une sévérité !... On ne respire pas ici... Y vivre, c’est mourir à petit feu... ”
Adolphe Guénon, L'âme du cheval... : étude de psychologie comparée (1901)
“ Certain soir un chien enragé se jette sur le cavalier qui le montait ; Phénix voit le danger, saisit la bête furieuse entre ses mâchoires et lui brise les reins ; il préserve ainsi son maître. Le cheval a préservé son maître, voilà le fait, mais a-t-il cherché à le préserver? ”
Louis J, La politique de Guignol : Gnafron & Cie (1876)
“ « Mieux que nos joncs et nos roseaux, « Ce monarque saura, par sa vaste envergure, « Nous garantir de l'injure « Du mauvais temps « Et des autans. » Et grenouilles, en choeur, de coasser au sire, Jusqu'à sept millions de fois : « Nous voulons vivre sous vos lois, « Et reconnaissons votre empire. » 112 LA POLITIQUE DE GUIGNOL. Depuis longtemps notre aigle était réduit au lard, Et dans son humeur dévorante, Il croque ses sujets à la sauce piquante. Quelquefois, par amour de l'art, Il se paie une oie, un canard, Qui, se fourvoyant par hasard, Vient s'ébattre sur son domaine. ”
Justine Mie d'Aghonne, Guenillard Ier (1884)
“ L'ermite pleurait, mais il ne parlait toujours pas et Guenillard 1er continuait : — C'était dans le parc du château; nous étions allés, tous les deux, chasser le renard; il y avait du renard, au pied du roc, là-bas! les petits chiens dressés par toi faisaient défaut; tu jurais, comme tu l'as fait tout à l'heure : mille millions d'escadrons lancés au triple galop de charge ! et tu allais donner du fouet aux bêtes, lorsque je trouvai, pour un moment, le moyen de détourner ton attention, en te disant : — si tu corriges les chiens aussi près du retrait où se trouve le renard, tu avertiras la bête ”
Charles Guénot, Le chevalier au cor d'argent : épisode de la guerre de Cent ans (1868)
“ Les quarante jugés plus coupables, subirent le dernier supplice, et leurs corps bientôt se balancèrent aux créneaux du donjon, où le roi des bandits avait préparé la potence du chevalier. En vain le P. André intercéda-t-il pour eux. — Au nom de Dieu! suppliait-il, contentez-vous de les retenir captifs, mais épargnez leur vie. — Il est nécessaire que justice soit faite, répliqua le chevalier. Ces hommes se sont souillés de crimes. Ils ont trempé leurs mains dans le sang de l'innocent; ils n'ont épargné ni le sexe, ni l'âge. Que le sang versé par eux retombe donc en ce moment sur leurs têtes. ”
Charles Guénot, Le Comte de Saint-Yon, ou les Cachots de Plessis-les-Tours… (1868)
“ Au signal de messire Claude, toute la troupe s'arrêta et mit pied à terre. Les chevaux harassés paraissaient plus satisfaits encore que les hommes de cette halte, et ils hennirent de plaisir, dans l'espoir d'une provende copieuse. — Enfants, dit le vieillard aux varlets, hâtonsnous ; chaque instant est précieux pour nous; il faudra tout à l'heure remonter en selle. Tenez-vous à la portée de ma voix. Les serviteurs promirent d'être prompts à se restaurer, et de ne point perdre de vue leurs maîtres. ”
Louise Hameau, Mademoiselle Pourquoi (1890)
“ Le premier représente une guenon assise à sa toilette; deux dames guenons s'empressent à la parer : l'une, tenant respectueusement une patte dans sa patte, lui fait les ongles; l'autre lui noue une touffe de rubans. Le museau noir de la guenon frémit d'impatience ; son œil jaune brille de plaisir. Au second panneau, sa toilette est achevée, elle roule dans un magnifique traîneau, à côté d'un singe richement habillé. La guenon, toute frileuse, cache ses pattes dans un manchon de fourrure. ”
