Justine Mie d'Aghonne

Résumé

Justine Mie d'Aghonne Guenillard Ier (1884)

Pourquoi restreins-tu mon existence en diminuant mon bonheur?. Tu sais bien que je ne saurais vivre en restant loin de toi, Mercédès; pourquoi donc me quittes-tu, ma bien-aimée?..
— Parce qu'il le faut, répondait-elle ; suis-je ma maîtresse ?.,. Est-ce que je m'appartiens?. C'est vrai, tu me dis, mon amour! que tu es riche, que nous pouvons tourner le dos au monde entier; ne vivre que pour nous; nous isoler au milieu de l'univers comme les deux parts d'un être complet qui ne sauraient rien supporter entre elles, pas même le parfum d'une fleur, pas même les caresses du zéphir.
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne Guenillard Ier (1884)

Laissez-moi passer, Mercédès, laissez-moi passer ! Il faut que l'un de nous deux disparaisse et meure, pour faire place à l'autre !
Je n'admets point de partage ; je veux prendre sa vie, à moins qu'il ne me ravisse la mienne!
- Votre vie, Gabriel!. jamais ! s'écria l'ancienne servante de Révilles en entourant de ses deux beaux bras nus le cou du réverend père, dont elle attira les lèvres jusque sur son visage empourpré. Votre vie, jamais! elle m'est bien trop précieuse pour que je vous permette de l'aventurer. L'homme qui est là-bas, celui dont vous avez la folie d'être jaloux, je le hais!.
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne Guenillard Ier (1884)

Oui, un prêtre qui, tous les jours, dira la messe sur l'autel de la chapelle de saint Bourthoumiou-lou-Bravé ; et c'est justement ici, à cet endroit même, que j'ai promis au saint de faire bâtir son église.
— Saint Bourthoumiou-lou-Bravé n'a besoin, pas plus que son ermite, de
pierres de taille ou d'autel ; il a les pieds dans le granit, le ciel lui sert de toit, le soleil lui marque les heures et pour défendre ce qu'il garde, son glaive est suffisant.
Ceci lui avait été dit, non point avec une allure pieuse, mais presque d'une voix de bataille ; Mercédès en fut frappée, le baron aussi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature