Résumé

Mercédès de Campos. Histoire d'une grande dame espagnole… (1888)

Dites-lui donc toute la vérité !
— A quoi bon ? dit Mercédès d'un ton triste et résigné. Ceux dont vous parlez, Emma, sont plus forts que moi ; ils seront plus forts que lui !
Et du geste elle montra Michel.
- Ah ! s'écria celui-ci d'un air de défi; qui donc pourra me vaincre si vous me chargez de vous défendre !
— Hélas ! dit douloureusement Mercédès, ce serait vous perdre !
— Me perdre ! répéta Michel avec étonnement. Mais quel pouvoir a donc sur vous cet homme, ce Rubau, qui vous tient prisonnière sous la garde d'une femme odieuse, rapace et indigne de vous?
Source : Gallica

Mercédès de Campos. Histoire d'une grande dame espagnole… (1888)

Aussitôt Rubau et quelques-uns de ses dignes compagnons pénétrèrent dans le salon.
Le policeman les observait, impassible comme un obélisque. Tous les gens de l'hôtel, attirés par la curiosité, se pressaient à la porte de l'appartement.
L'attitude de l'homme d'affaires infidèle n'était pas alors celle de la fierté :
humble et courbé, chapeau bas devant Mlle de Campos, qui s'appuyait, superbe d'indignation, sur le bras de Michel, il salua profondément.
Source : Gallica

Mercédès de Campos. Histoire d'une grande dame espagnole… (1888)

Michel et Mercédès passèrent ces trois journées ensemble, se souriant avec extase, se promenant lentement dans le jardin, et contemplant les feuilles et les fleurs comme si jusqu'alors ils n'en avaient jamais vu. Un bonheur immense leur épanouissait le cœur. Appuyés l'un sur l'autre, ils se laissaient bercer par l'espérance, cette grande lame qui emporte la jeunesse, semble monter jusqu'à l'infini, et se brise cependant, tôt ou tard, sur des tombes !..
Source : Gallica

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