Justine Mie d'Aghonne

Élements biographiques

Justine Mie d'Aghonne Guenillard Ier (1884)

Pourquoi restreins-tu mon existence en diminuant mon bonheur?. Tu sais bien que je ne saurais vivre en restant loin de toi, Mercédès; pourquoi donc me quittes-tu, ma bien-aimée?..
— Parce qu'il le faut, répondait-elle ; suis-je ma maîtresse ?.,. Est-ce que je m'appartiens?. C'est vrai, tu me dis, mon amour! que tu es riche, que nous pouvons tourner le dos au monde entier; ne vivre que pour nous; nous isoler au milieu de l'univers comme les deux parts d'un être complet qui ne sauraient rien supporter entre elles, pas même le parfum d'une fleur, pas même les caresses du zéphir.
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne Guenillard Ier (1884)

Laissez-moi passer, Mercédès, laissez-moi passer ! Il faut que l'un de nous deux disparaisse et meure, pour faire place à l'autre !
Je n'admets point de partage ; je veux prendre sa vie, à moins qu'il ne me ravisse la mienne!
- Votre vie, Gabriel!. jamais ! s'écria l'ancienne servante de Révilles en entourant de ses deux beaux bras nus le cou du réverend père, dont elle attira les lèvres jusque sur son visage empourpré. Votre vie, jamais! elle m'est bien trop précieuse pour que je vous permette de l'aventurer. L'homme qui est là-bas, celui dont vous avez la folie d'être jaloux, je le hais!.
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne L'Écluse des cadavres, par Mie d'Aghonne (1875)

Si ce sont les écus qui font les coeurs des hommes moins bons que les coeurs des oiseaux, je n'ai pas besoin d'écus, moi, grâce à Dieu, j'en fais fi, car j'ai une paire de bons bras qui me permettront d'abattre assez de besogne pour que le prix de mon gage donne du pain à ma femme et même aux marmots, si elle avait la joie d'en avoir plusieurs.
— Comme cela, Antoine, tu me quitterais sans regret, reprit dame Marianne, tu tournerais le dos à la maison de ton père, sans songer à la peine qu'il a eue pour t'élever ?
Source : Gallica

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