Justine Mie d'Aghonne

Résumé

Justine Mie d'Aghonne L'Écluse des cadavres, par Mie d'Aghonne (1875)

Si ce sont les écus qui font les coeurs des hommes moins bons que les coeurs des oiseaux, je n'ai pas besoin d'écus, moi, grâce à Dieu, j'en fais fi, car j'ai une paire de bons bras qui me permettront d'abattre assez de besogne pour que le prix de mon gage donne du pain à ma femme et même aux marmots, si elle avait la joie d'en avoir plusieurs.
— Comme cela, Antoine, tu me quitterais sans regret, reprit dame Marianne, tu tournerais le dos à la maison de ton père, sans songer à la peine qu'il a eue pour t'élever ?
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne L'Écluse des cadavres, par Mie d'Aghonne (1875)

Julien avait si bien et si souvent étudié sa retraite qu'il se trouva caché derrière l'angle du petit mur qui longeait la maison, juste au moment où son père, après être descendu de cheval, tirait à terre le funèbre paquet dont il avait chargé la croupe de son roussin.
L'homme roulé dans le manteau ne pouvait plus bouger; il était donc moins à craindre que la bête qui, en hennissant, pouvait éveiller toute la maisonnée; aussi le meunier se hâta-t-il de la tirer vers son écurie.
Source : Gallica

Justine Mie d'Aghonne L'Écluse des cadavres, par Mie d'Aghonne (1875)

Cette idée avait fait de tels progrès dans la pensée de Michel, que cela devenait presque une idée fixe et il avait résolu d'en parler, le soir même, à la jeune femme.
Jamais, lui semblait-il, le moment n'avait été plus propice, cette nuit terrible au dehors, comme elle allait être recueillie, intime et charmante dans le luxueux logis d'Isabelle; comme le bruit extérieur allait prêter aux confidences et qu'il allait faire bon parler bas, tout près l'un de l'autre, pendant que les mille voix menaçantes de l'ouragan feraient rage dans le ciel et .sur la terre.
Source : Gallica

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