Résumé

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Alexandrine, par Mme Eugénie Foa… (1845)

Billette vit bien qu'elle n'avait dû qu'à l'obscurité de la nuit, et à cet attrait magnétique qu'exerce toujours une jeune fille sur les sens d'un jeune homme, l'action de la veille; la pauvre enfant reprit toute sa timidité; sa marche même s'en ressentit : de ferme qu'elle était en commençant la route, elle devint tremblante, indécise.
— Vous n'avancez pas, qu'avez-vous? dit Ramier, obligé de regarder à chaque instant derrière lui si la jeune fille le suivait. Ils étaient alors près du cloître Notre-Dame, dans une ruelle déserte et inhabitée. Ramier s'arrêta; Billette en fit autant.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Alexandrine, par Mme Eugénie Foa… (1845)

Relevez-vous, ma fille ; j'accepte votre relique, j'accepte vos magnifiques perles d'Orient: à compter de ce moment, vous êtes à moi, vous m'appartenez, vous êtes mienne, car c'est ma parole qui vous régénérera ; vous vivez dans le péché, ce n'est pas vivre.
Alors, avec plus d'enfantillage et de grâce que n'en comportait cette grave conférence, la reine alla chercher un beau missel tout doré.
— Sais-tu lire? dit-elle à sa nouvelle protégée.
— Oui, Madame, dit Billette, plus occupée de savoir comment du missel elle pourrait en venir à parler de son père.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Alexandrine, par Mme Eugénie Foa… (1845)

Ce fut dans ces alternatives affreuses de mort et de vie, pour ainsi dire, qu'elle arriva à Lyon avec son mari. Là, pendant deux jours qu'elle séjourna dans cette ville, elle ne vit pas le marquis, et s'aperçut qu'elle était gardée à vue par Baptiste, le domestique qui avait joué le rôle de prêtre déguisé; trop fière pour questionner un valet, la pauvre enfant passa ces deux journées à pleurer, à prier, à demander à Dieu, elle qui entrait à peine dans la vie, de cette vie lui ôter, de l'appeler à lui.
Source : Gallica

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