Ernest Billaudel, La Tête coupée (1868)
“ Quand il arrivèrent au Pas d'Authie, il y avait en l'air une belle matinée d'automne pleine de chants d'oiseaux et de chaud soleil. Les arbres jetaient de toutes parts à leurs pieds des feuilles rouges et jaunes, pareilles à des fleurs. Ils laissèrent le voiturier qui les avait amenés à l'auberge la plus proche et s'en allèrent à pied chez eux. — Chez nous ! fit Marie émerveillée ; répète un peu, Elie. Elie répéta et rit de ce rire d'un enfant de vingt-deux ans au bras duquel s'attache une belle fille de dix-huit. Un chez soi, c'est comme une première racine qu'on prend. ”
