Théophile Dinocourt

Résumé

Théophile Dinocourt La nuit du treize septembre. Tome 2 (1834)

Outre que vous n'y êtes plus en odeur de sainteté, c'est qu'à l'heure qu'il est, il y a du monde dans le salon, des amis de ces dames comme de raison, qu'on a priés de signer au contrat.
— Quel contrat ? dit le notaire, frappé de saisissement à cette nouvelle; est-ce que...
— Ah ! mon Dieu, oui ! tout se bâcle en ce moment; tout est convenu; mademoiselle Hortense épouse cet aventurier que vous savez bien, l'ami du colonel ; elle est si impatiente de se faire appeler madame la baronne ! car ils disent que c'est un baron, ce méchant sournois qui a fait tant de mal à notre pauvre demoiselle.
Source : Gallica

Théophile Dinocourt La nuit du treize septembre. Tome 2 (1834)

Marianne était restée pâle et immobile à les contempler; tout son être frémissait d'épouvante à la seule idée de les voir s'abandonner à leurs ressentiments; car bien qu'elle ignorât que l'étranger qui était avec Eugène fût le père de Marie, puisqu'il n'avait pas encore prononcé une seule parole, elle devinait à la nature des sombres transports auxquels il paraissait en proie, qu'il était pour le moins aussi intéressé que le jeune homme dans cette cruelle affaire.
Source : Gallica

Théophile Dinocourt La nuit du treize septembre. Tome 2 (1834)

Comprenant trop bien que la haine des daines Dubignac contre l'orpheline avait pris sa source dans la jalousie et l'orgueil blessé, deux sentiments implacables, auxquels les calculs d'un sordide intérêt étaient encore venus donner plus de violence, il pensa que rien au monde ne les pourrait satisfaire, que la perte de celte infortunée. Ce fut ce qu'il dit à M. Delattre avec le plus de ménagement possible, autant par égard pour sa sensibilité, que pour ne pas lui laisser croire qu'il reculait devant la tâche dont il venait lui proposer de se charger.
Source : Gallica

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