Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud

Résumé

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Rose, par Mme Charles Reybaud… (1844)

Misé Brun était un de ces êtres que la nature créa dans un jour de munificence, et
auxquels elle prodigue ses plus rares et ses plus redoutables dons, un coeur naïf et tendre, une imagination puissante, l'instinct des nobles choses, l'aptitude aux délicates jouissances de l'esprit, et, par-dessus tout, des passions fougueuses et un besoin effréné d'émotions. Une telle organisation, placée dans des conditions favorables à son développement, serait sortie à coup sûr des sentiers ordinaires de la vie ; une telle femme, élevée dans un certain monde, aurait eu probablement une orageuse destinée
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Rose, par Mme Charles Reybaud… (1844)

Laissez en paix ma maîtresse ; c'est une honnête femme ; elle n'est pas faite pour entendre les propos d'un débauché. La vieille mégère joignit le geste à là parole, et se mit entre sa maîtresse et moi. J'appelai mon heiduque.—Fais taire cette femme, lui dis-je ; si elle s'obstine à parler, enferme-là dans le cellier, dans la cave, où tu voudras, pourvu que je ne l'entende plus. Ensuite, me tournant vers misé Brun, je lui dis avec le plus grand sang-froid du monde : —Vous le voyez, ma reine, vos refus sont inutiles.
Source : Gallica

Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud Rose, par Mme Charles Reybaud… (1844)

Un jour Vascongado, mon coureur, bien dressé et endoctriné par moi, quitta sa livrée pour la veste de drap brun, les guêtres de peau et les gros souliers ferrés d'un paysan. Le drôle ainsi déguisé se présenta chez l'orfèvre et lui raconta d'un air tout effaré que le père Brun avait fait une chute et qu'il était au plus mal. — Je suis ici de sa part, ajouta-t-il ; le pauvre homme dit qu'il est à l'article de la mort. Comme c'est jour ouvrable, il vous recommande de ne pas quitter la boutique
Source : Gallica

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