Paul Perret

Paul Perret

Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Madame Valence (1878)

“ Une affreuse crainte serra le coeur de madame de Fresne ; mais ce ne fut qu'un moment : – Je suis folle ! Est-ce qu'il faut jamais craindre pour lui ? dit-elle.
Est-ce qu'il n'était pas de tous les hommes le plus fort et le plus brave, comme il en était le plus généreux ? Non ! il n'y avait à craindre ni pour lui ni pour l'ennemi aveuglé par la colère qui oserait s'attaquer à lui. Et puis, la réflexion reprenant son empire, Valence pensa qu'elle était doublement folle. Pourquoi Jean de Fresne serait-il irrité contre Christian Artus qu'il ne connaissait même pas ?
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Madame Valence (1878)

“ Madame Artus est une personne bien jeune et encore
bien nouvelle parmi nous pour vouloir se mettre à la place de la marquise de la Tréville.
– Bravo, Reinette, dit le président, qui avait vu la fillette au berceau ; vos quinze ans ont bien jugé ce duel. Madame de la Blotterie a superbement attaqué ; mais madame de Fresne a joliment paré. A deux de jeu !
– Monsieur, balbutia Valence, que savez-vous enfin ?
Il mit un doigt sur ses grosses lèvres.
– Ce que vous ne savez pas, vous, madame, dit-il, c'est qu'un président ne sait jamais rien.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Madame Valence (1878)

“ Fredda, le visage collé aux vitres de la croisée, regardait la barque fendre la houle grise du fleuve :
– C'est qu'un amoureux n'a point le coeur aux visites ! dit-elle.
Elle pensait qu'Artus alors tout occupé de son rêve, le confiait à l'eau, à l'air, à l'espace. Maintenant il le disait au papier, qui est moins discret...
Il avait écrit à madame de Fresne. La châtelaine de la Blotterie le savait ; Jean de Fresne ne l'ignorait pas plus qu'elle. Et si Artus venait sans embarras, il venait aussi sans méfiance !...
”
Source : Gallica

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