Paul Perret,
Ce que coûte l'amour
(1881)
“ Elle prit le verre de Julien à son tour. Tout cela était fait avec une audace charmante, parce qu'elle était folle. Quant à la morale, elle s'était noyée dans le vin mousseux de la comtesse. Quarante paires d'yeux voyaient ce manège, mais la moitié au moins des convives—et Charlotte en était sûre — allait s'imaginer y voir trouble. Il y avait d'abord la troupe de ses cavaliers servants ordinaires qui, par l'effet d'un amour-propre bien naturel, devaient se croire les jouets d'un rêve; Prospère, le bon Prospero, ne voyait jamais rien. Quant aux femmes, elles se mouraient de rage ”
