Paul Perret

Paul Perret

Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Ce que coûte l'amour (1881)

“ Elle prit le verre de Julien à son tour.
Tout cela était fait avec une audace charmante, parce qu'elle était folle. Quant à la morale, elle s'était noyée dans le vin mousseux de la comtesse. Quarante paires d'yeux voyaient ce manège, mais la moitié au moins des convives—et Charlotte en était sûre — allait s'imaginer y voir trouble.
Il y avait d'abord la troupe de ses cavaliers servants ordinaires qui, par l'effet d'un amour-propre bien naturel, devaient se croire les jouets d'un rêve; Prospère, le bon Prospero, ne voyait jamais rien. Quant
aux femmes, elles se mouraient de rage
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Ce que coûte l'amour (1881)

“ «Mais ce baron-là n'est qu'un criminel ordinaire, un simple assassin ! »
» Laissez parler ces gens sans réflexion, qui ne possèdent point la vraie doctrine sociale. Vous avez été le bon gardien de votre honneur. Le droit d'un mari prime tous les droits. Vraiment oui, tous! Même le droit qu'une femme de vingt-deux ans a de vivre!
Même le droit de celui qui a mis au monde, formé de sa chair, et créé de son sang cette charmante créature, si douce envers lui, si elle n'était pas bonne à ce mari sans grâce et sans cœur.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret,  Ce que coûte l'amour (1881)

“ Il avait décoré de son nom, paré de sa richesse les semblants moqueurs de la pureté; et, trompé dans le marché, il avait pieusement, timidement, en amant respectueux, en honnête mari, embrassé le mensonge.
Tout autre que lui aurait ressenti une puissante, une sombre colère pourtant d'ignominieuses trahisons. Et, par exemple, le colonel La Roche s'avouait bien qu'à la place du baron de Clairault, il aurait voulu quelque satisfaction éclatante. Laquelle? Il n'y en avait qu'une à prendre pour un homme d'honneur, fût-il baron, fût-il soldat : tuer l'amant.
”
Source : Gallica

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