Loup de mer

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Les Contes du lundi

“ Tous mes cahiers de classe au fond du bateau, la veste à bas, le chapeau en arrière, et dans les cheveux le bon coup d’éventail de la brise d’eau, je tirais ferme sur mes rames, en fronçant les sourcils pour bien me donner la tournure d’un vieux loup de mer. Tant que j’étais en ville, je tenais le milieu de la rivière, à égale distance des deux rives, où le vieux loup de mer aurait pu être reconnu. Quel triomphe de me mêler à ce grand mouvement de barques, de radeaux, de trains de bois, de mouches à vapeur qui se côtoyaient, s’évitaient, séparés seulement par un mince liséré d’écume ! ”
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Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle,  Une haine à bord, (1879)

“ Le loup de mer, grognard d'eau salée, brave comme un sabre, marin comme l'écoute du grand foc, franc et brutal, vrai bourru bienfaisant, dur-à-cuire modèle, batailleur, fumeur et buveur, n'existe plus qu'à l'état fabuleux ou dans certains mélodrames aquatiques, dont les bonshommes sont en carton pour mieux voguer, sans doute, sur des flots de toile peinte. ”
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle,  Une haine à bord, (1879)

“ Le loup de mer a le museau frais et rosé, la joue vermeille, l'oeil ardent, la langue prompte, la cervelle petil-llante, la main leste, le pied léger. On s'aperçoit assez qu'il n'a que de lointains rapports avec le classique capitaine Sabord, vieux personnage de comédie et de roman, tradition menteuse, type démodé, bon à reléguer aux oubliettes avec les oncles d'Amérique, les tuteurs jaloux et les baillis de village. ”
Source : Gallica

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