Charles-Georges Leroy

Élements biographiques

Charles-Georges Leroy,  Lettres sur les animaux (1768)

“ La mémoire ne conferve les traces des sensations & des jugemens qui en font la fuite, qu'autant que celles-ci ont eu le degré de force qui produit l'attention vive. Or les bêtes vêtues par la nature, ne font guere excitées à l'attention que par les besoins de l'appétit & de l'amour. Elles n'ont pas de ces besoins de convention, qui naissent de l'oisiveté & de l'ennui. La nécessité d'être émus se fait sentir à nous dans l'état ordinaire de veille, & elle produit cette curiosité inquiete qui est la mere des connoissances. ”
Source : Gallica

Charles-Georges Leroy,  Lettres sur les animaux (1768)

“ L'imagination active va chercher des fleurs de toute espece pour embellir fou idole. Adorateur de son propre ouvrage, un jeune homme ardent voit dans sa maîtresse le chef-d'œuvre des graces, le modele de la perfection, l'assemblage complet des merveilles de la nature. Son attention concentrée nes'échappe un moment sur d'autres objets, que pour les subordonner à celui-là. Si son ame vient à s'épuiser par des mouvemens aussi rapides, une langueur tendre l'appesantit encore sur la même idée. L'image chérie ne l'abandonne dans le sommeil, qu'avec le sentiment de l'existence. ”
Source : Gallica

Charles-Georges Leroy,  Examen des critiques du livre intitulé De l'Esprit (1760)

“ L'homme du monde, ainsi que le bel esprit, est plus sensible au bien dit qu'au bien pensé. L'esprit juste ne l'est point à tous égards.
S'il veut juger de ces propositions compliquées, où la vérité dépend d'un grand nombre de faits qu'il ignore, il devient faux. Le propre de l'esprit juste est de tirer des conséquences exactes des opinions reçues. Les esprits justes se croient volontiers sages; mais les méprises de sentiment ne font pas
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature