Charles-Georges Leroy

Résumé

Charles-Georges Leroy Lettres sur les animaux (1768)

La mémoire ne conferve les traces des sensations & des jugemens qui en font la fuite, qu'autant que celles-ci ont eu le degré de force qui produit l'attention vive. Or les bêtes vêtues par la nature, ne font guere excitées à l'attention que par les besoins de l'appétit & de l'amour. Elles n'ont pas de ces besoins de convention, qui naissent de l'oisiveté & de l'ennui. La nécessité d'être émus se fait sentir à nous dans l'état ordinaire de veille, & elle produit cette curiosité inquiete qui est la mere des connoissances.
Source : Gallica

Charles-Georges Leroy Lettres sur les animaux (1768)

L'imagination active va chercher des fleurs de toute espece pour embellir fou idole. Adorateur de son propre ouvrage, un jeune homme ardent voit dans sa maîtresse le chef-d'œuvre des graces, le modele de la perfection, l'assemblage complet des merveilles de la nature. Son attention concentrée nes'échappe un moment sur d'autres objets, que pour les subordonner à celui-là. Si son ame vient à s'épuiser par des mouvemens aussi rapides, une langueur tendre l'appesantit encore sur la même idée. L'image chérie ne l'abandonne dans le sommeil, qu'avec le sentiment de l'existence.
Source : Gallica

Charles-Georges Leroy Lettres sur les animaux (1768)

Le loup est le plus robuste des animaux carnassiers des climats tempérés de l'Europe. La nature lui a donné aussi une voracité & des besoins proportionnés à sa force ; il a d'ailleurs des sens exquis, avec une vue perçante & une excellente ouie ; il a un nez qui l'instruit encore plus sûrement de tout ce qui s'offre sur sa route. Il apprend par ce sens, lorsqu'il est bien exercé, une partie des relations que les objets peuvent avoir avec lui : je dis lorsqu'il est exercé, car il y a une différence très-sensible entre les démarches du loup jeune & ignorant, & celles du loup adulte & infiruit.
Source : Gallica

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