Homme sauvage

Définition et enjeux

Jean-Baptiste Robin Muse qui papillonne (1912)

L'HOMME SAUVAGE
Les cheveux longs et gras, l'oeil injecté de sang, La face couperose,
J'étais fait pour la chose :
Car je suis, à coup sûr, plus affreux qu'un orang. Je me dis : « Mon ouvrage « Est d'être homme sauvage. »
J'ai travaillé trente ans, trente ans j'ai dévoré Des rats et des tripailles,
Des mous de toutes tailles ;
De cette carne infecte, ah ! j'étais écoeuré.
C'est un bien sale ouvrage Que fait l'homme sauvage.
Source : Gallica

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Revue des Deux Mondes

Vivant dans les forêts, sans industrie, sans parole, sans domicile, sans guerre et sans liaison, sans nul besoin de ses semblables comme sans nul désir de leur nuire, peut-être même sans jamais en reconnaître aucun individuellement, l’homme sauvage, sujet à peu de passions et se suffisant à lui-même, n’avait que les sentimens et les lumières propres à cet état
Source : Wikisource

Frédéric Boutet L'homme sauvage et Julius Pingouin (1902)

L’Homme sauvage, ai-je dit, n’est pas fou. Actuellement que j’écris ces lignes je le vois au travers du feuillage, à une faible distance. Il est assis au bord de la source. Il est maigre, barbu, musculeux, sardonique et calme. Il fume sa pipe. Son vêtement est simple. Rarement il parle. Parfois il lit des livres. A ses pieds est sa chèvre favorite.
Source : Gutenberg

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