Jean-Baptiste Robin, Muse qui papillonne (1912)
“ L'HOMME SAUVAGE Les cheveux longs et gras, l'oeil injecté de sang, La face couperose, J'étais fait pour la chose : Car je suis, à coup sûr, plus affreux qu'un orang. Je me dis : « Mon ouvrage « Est d'être homme sauvage. » J'ai travaillé trente ans, trente ans j'ai dévoré Des rats et des tripailles, Des mous de toutes tailles ; De cette carne infecte, ah ! j'étais écoeuré. C'est un bien sale ouvrage Que fait l'homme sauvage. ”
