Émile-Louis-François Sauvage

Élements biographiques

Émile-Louis-François Sauvage École républicaine. De la République conservatrice… (1875)

La moralité individuelle, la moralité sociale et politique, sont les seules conditions d'existence pour une République.
Or cette moralité ne peut exister si la loi, le morale et le culte ne sont pas en harmonie avec les droits de l'homme et avec les droits de l'âme.
Sans cette harmonie dans les principes et dans les conséquences de ces seuls vrais axiomes de la sociologie, la République est un rêve, la liberté un agent corrupteur, le suffrage, la ressource des intrigants, des aventuriers, le peuple, la victime de toutes les ambitions.
Source : Gallica

Émile-Louis-François Sauvage École républicaine. De la République conservatrice… (1875)

La République, au contraire, n'est possible que si elle a pour principe la morale amenée par les axiomes à l'état de science sociale et de plus il faut que tous les actes de son gouvernement n'en soient que les applications.
La monarchie peut administrer l'Etat avec des principes relatifs, la République ne le peut pas.
Avec la monarchie, la morale devient la protectrice de tous les abus, de tous les esprits faux; elle est une cause formidable de désordres psychologiques, parce qu'elle ne cherche que l'art de trouver vrai et bon ce qui, le plus souvent, est arbitraire.
Source : Gallica

Émile-Louis-François Sauvage De l'enseignement dans une démocratie… (1875)

Et avec l'enseignement sacré de la religion, le traître ou l'insensé, par des paroles douces et pleines de consolations, laisse croire à une intelligence dont il a abusé, que Dieu est le dispensateur des grandes fortunes, le père des grandes misères.
La vérité est que Dieu a imposé le travail, — le restant est l'oeuvre des hommes.... Dieu est juge de cette oeuvre, mais il n'en est pas l'auteur, Dieu est le principe du bien, et tout ce qui est mal a son principe ailleurs qu'en Lui.
Source : Gallica

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