Résumé

Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros Paris ou les sciences, les institutions et les mœurs au XIXe siècle

L’homme auquel la géologie philosophique est redevable de son existence ; celui qui porta le flambeau de la divination humaine sur les ruines des anciens mondes, c’est Buffon. De son temps les faits n’existaient pas dans la science ; il s’en passe. Pour le génie, prévoir c’est voir. Buffon a vu ; oui, il a vu, par-delà les erreurs de son siècle, jusque dans les découvertes modernes. Appuyé sur les monumens souterrains de notre globe, encore mal connus de son temps, il déclara que l’œuvre de la création avait eu ses époques, ses mouvemens, ses âges de formation et de croissance.
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Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros Paris ou les sciences, les institutions et les mœurs au XIXe siècle

Le jeune Geoffroy traversa ces années glorieuses et sinistres, calme, et les yeux fixés, avec sérénité, sur ce rayonnement de la science dont il fit le soleil de toute sa vie. La terre tremble, il marche toujours ; la France, en duel au-dehors avec l’Europe, se débat dans l’intérieur avec les factions ; il cherche, il médite, il interroge sans cesse cette éternelle nature dont l’immuable grandeur se montre au-dessus des convulsions de l’histoire. S’il descend à nos luttes et aux événemens du jour, c’est pour sympathiser avec ce qui est grand, pour protéger ce qui est faible.
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La première fois qu’on entre dans un de ces musées de zoologie où l’art à trouvé le moyen de faire revivre en quelque sorte les dépouilles animales, en leur rendant leur forme et leur couleur, le regard est vaincu, ébloui, fasciné par l’inépuisable variété de la nature. L’imagination frappée rappelle à l’existence des milliers d’êtres, hôtes du globe, citoyens de la création, qui se pressent ici dans des cages de verre, et dont une méthode ingénieuse fait parler à la simple vue les caractères et les mœurs. Ces animaux sont contemporains de l’homme.
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