Résumé

Joseph Vimont Traité de phrénologie humaine et comparée… (1831-1835)

C'est ce que les physiologistes ne comprennent pas du tout : ils ont une idée de l'appareil organique, ils n'en ont aucune de sa vertu productive. Le mot organe, employé pour désigner la cause de certains phénomènes, ne laisse donc pas dans l'esprit une idée plus nette de cette cause que le mot ame; ce sont deux mots employés pour indiquer une cause inconnue, qu'ils n'expliquent pas plus l'un que l'autre. Dire que l'appareil organique a la vertu de produire certains phénomènes, ou dire que cette vertu appartient à un principe distinct de l'appareil, revient donc au même pour la clarté.
Source : Gallica

Joseph Vimont Traité de phrénologie humaine et comparée… (1831-1835)

Je ne crois donc pas avec Gall qu'il existe un organe qui donne à l'homme une idée de Dieu, et que celle de son existence ne peut être que le fruit de la réflexion; mais je crois avec Spurzheim qu'il existe un organe qui nous porte à adorer, vénérer ce qui paraît au-dessus de nous. Le mot vénération, proposé par ce médecin, est aussi celui qui me paraît le plus propre à donner une juste idée de la faculté désignée à tort par Gall sous le nom de théosophie.
Source : Gallica

Joseph Vimont Traité de phrénologie humaine et comparée… (1831-1835)

La faculté de causalité est sans contre dit une des plus prêteuses que l'homme puisse posséder : je dirai même plus, c'est elle qui complète une tête pensante, et sans elle rien de neuf ne peut avoir lieu dans les arts, les sciences et la philosophie. Je ne connais pas d'exemple d'un seul homme de génie sans un développement plus ou moins considérable de l'organe de causalité.
Source : Gallica

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