Anatole France,
Le livre de mon ami
“ De la parole imagée, vivante, animée, le mythe jaillit et le conte sortit du mythe. Le conte se transforma sans cesse ; car le changement est la première nécessité de l’existence. Il fut pris au mot et à la lettre et ne rencontra pas, par bonheur, des gens d’esprit pour le réduire en allégorie et le tuer du coup. Les bonnes gens voyaient, en Peau d’Âne, Peau d’Âne elle-même, rien de plus, rien de moins. Perrault n’y chercha pas autre chose. La science vint qui embrassa d’un coup d’œil le long trajet du mythe et du conte et dit : « L’aurore devint Peau d’Âne. » ”
