Barbe-Bleue

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Bossard Eugène Bossard,  Gilles de Rais dit Barbe-Bleue (1885)

“ Aujourd’hui et depuis longtemps, pour le peuple de l’Anjou, du Poitou, de la Vendée et de la Bretagne, il n’y a qu’un véritable Barbe-Bleue, Gilles de Rais, ou pour mieux dire, le seigneur de Champtocé, de Tiffauges, de Pouzauges et de Machecoul. De ce Barbe-Bleue le souvenir est resté vivant à nos foyers ; nos mémoires en sont pleines : c’est l’homme cruel, méchant, redoutable entre tous les hommes. ”
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Bossard Eugène Bossard,  Gilles de Rais dit Barbe-Bleue (1885)

“ Point d’enfant, point de nourrice, point d’homme même, qui puisse se représenter un Barbe-Bleue avec les traits d’un jeune seigneur aimable et doux, au menton orné d’une élégante barbe noire, ou uni et blanc comme une boule d’ivoire bien poli. Toujours il sera l’homme farouche de nos rêves et de nos jeunes années, à la voix terrible, au cœur dur et froid comme l’acier, aux yeux secs et méchants, à la barbe d’azur sombre, tel enfin que nous l’ont peint les récits du conte et de la légende. ”
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Bossard Eugène Bossard,  Gilles de Rais dit Barbe-Bleue (1885)

“ Ainsi, dans l’imagination des nourrices et des enfants, Barbe-Bleue ne sera jamais que l’homme cruel par excellence, et sa sombre figure, apparaissant entre les rideaux qui ombragent les berceaux, aura toujours cet aspect sinistre que lui donne sa barbe d’azur, immortalisée comme son souvenir. Un caprice de l’imagination populaire a fait de cette barbe comme la marque caractéristique du crime et de la cruauté, et cette marque, nul ne pourrait la lui enlever ou même la changer, sans détruire l’idée du personnage lui-même. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature