Melchior-Honoré Yvan, De France en Chine, par le Dr M. Yvan (1855)
“ Un jour, j'avais battu en tous sens les profondeurs de ces fourrés, et je m'assis au pied d'un sapan séculaire. Pendant que j'écoutais avec recueillement le bruit des solitudes, la voix des vents dans les branches, les chants des oiseaux, le bruissement des herbes agitées par des insectes voyageurs et les sons mystérieux que se transmettent les échos, un singe vint gambader sur un arbre, placé en face de moi. Je ne voulus pas perdre une si belle occasion d'exercer ma stupide adresse. Je saisis mon fusil, le coup partit, et un cri de douleur succéda à la détonation. ”
