Résumé

U. Mac-Erin Huit mois sur les deux océans… (1897)

En s'arrachant à une vie facile et luxueuse pour aller, dans un long voyage qui est une épreuve en même temps qu'un plaisir, élever leur intelligence et fortifier leur caractère, ils donnent un noble exemple à la jeunesse française. Ils frayent la route, ils donnent l'élan. Je voudrais espérer qu'on les suivra.
Cependant nous voguons, nous voguons toujours. Le navire file rapidement et la traversée est calme et tranquille. Mais le soir, la brise fraîchit, l'atmosphère se charge de sombres vapeurs et le ciel devient menaçant. La mer se soulève, la tempête est proche.
Source : Gallica

U. Mac-Erin Huit mois sur les deux océans… (1897)

On sent vibrer à travers les mélodies, les ardeurs passionnées des pays du soleil.
Il y a dans le portugais, qui est la langue du Brésil, une expression ravissante qui n'a point d'équivalent en français: Saudades ! Ce mot dit toute espèce de choses tendres et douces: affection, regret, souvenir, douleurs, soupirs mélancoliques, souhaits. L'ami qui parle ou écrit à son ami, l'assure qu'il aura de lui d'éternels saudades. Le voyageur qui se sépare des personnes qu'il aime, prononce ce mot comme l'expression suprême de ses vœux, de ses prières et de son affectueuse douleur.
Source : Gallica

U. Mac-Erin Huit mois sur les deux océans… (1897)

La nature aime tant ceux dont elle est aimée !. On trouve à Funchal, non les bruyants plaisirs des villes à la mode, mais le repos et l'oubli : trésors si précieux et si rares, doublement délicieux quand on les goûte dans un tel paradis terrestre enveloppé de grands arbres, voilé d'ombre, baigné de fraîcheur et de silence. On ne saurait imaginer un tépidarium naturel plus suave des fièvres de la vie mondaine, et je crois avec Humboldt que, pour chasser la mélancolie et rendre la paix à une âme douloureusement combattue, il n'y a rien comme de vivre à Madère.
Source : Gallica

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