Victor-Athanase Gendrin, Récit historique exact et sincère… (1856)
“ Lorsque la mule madrine ou conductrice s'arrête, le mouvement de toute la caravane en est fortement interrompu; aucun voyageur ne peut passer devant celui qui le précède, car tantôt les sentiers sont larges, mais tantôt aussi ils sont étroits; les seules paroles que l'on entende sont celles des muletiers qui encouragent les mules à marcher; ces pauvres bêtes, épuisées de fatigue, s'arrêtent parfois pour respirer, et il n'en faut qu'une pour empêcher la marche des autres; alors on entend les jurons des guides. La terre a disparu sous la neige, dont la blancheur éblouit. ”
