Léon Duchemin, Nouveaux mémoires d'un décavé (1876)
“ Un alcade, cela ne se tue pas, cela se bâtonne tout au plus ! C'est un excellent homme qui a toujours une jolie nièce et un grand dadais d'escribano, de secrétaire, si vous aimez mieux, qui le suit en tous lieux, une baguette blanche à la main. On arrive, on embrasse la nièce, on boit le vin de l'alcade, on le rosse, on rosse le secrétaire et les alguazils, et on va en prison. La nièce vient vous ouvrir la porte, musique de Rossini ou d'Offenbach, on s'échappe. On monte par une échelle de soie aux balcons treillagés, couverts de lauriers roses. ”
