Thérèse de l'Enfant-Jésus, Poésies de la bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1923)
“ Il me faut un Dieu prenant ma nature, Devenant mon frère et pouvant souffrir. Tu m'as entendue, oh ! l'Époux que j'aime... Pour ravir mon coeur, te faisant mortel. Tu versas ton sang, mystère suprême ! Et tu vis encor pour moi sur l'autel. Si je ne puis voir l'éclat de ta Face, Entendre ta voix pleine de douceur, Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce, Je puis reposer sur ton Sacré-Coeur ! O Coeur de Jésus, trésor de tendresse, C'est toi mon bonheur, mon unique espoir Toi qui sus bénir, charmer ma jeunesse, Reste auprès de moi jusqu'au dernier soir. ”
